La fois où nous étions dans un Motel miteux!

J’attendais le bon moment pour faire cette page, question de ne pas nuire à la direction de ce Motel Miteux! En février dernier, nous sommes allés à Québec voir un spectacle. Le premier soir, nous étions fatigués et nous devions absolument dormir. Nous avons pris le premier Motel venu. Sans même magasiner. De façon improvisé. Après avoir payé 155.00$ la nuit, nous pensions dormir 2 nuits au même endroit, ce que nous refusions après être entrés dans la chambre. Sur le site, qui n’est plus en ligne en ce moment, nous pouvions lire : Un seul arrêt et vous
serez charmé par la qualité de nos services d’hébergement et à des prix forts intéressants. J’ai payé ça quand même 155$ Attendez de voir les photos!

 

La chambre est très simple. Et c’est correct. Sauf que…
Brûlures de cigarettes un peu partout sur les couvres-lits!

Dans mon lit, il y avait du sable. Au moment de me couché, j’avais l’impression d’avoir du sable dans le dos. Était-ce vraiment du sable? J’aime mieux ne pas le savoir finalement…

    

Une PowerBar branchée dans une extension branchée dans une extension branchée dans une PowerBar branchée dans une multiprises au mur. Avec un téléphone que le 4, le 7 et le 9 ne fonctionne pas. J’ai eu beau cherché des amis que j’aurais aimé contacter, mais je n’ai pas trouvé. J’ai alors composé des numéros au hasard.

      

Les rénovations sont pas vraiment terminée… Ça sent la cigarette! Les serviettes étaient pliées un peu n’importe comment.

Ceci m’a totalement découragé! Attention, ça donne soif!

  

Ceci m’a vraiment découragé encore plus! Attention, ça peut piquer!

Après avoir vu le reste, ceci ne m’a pas surpris plus que ça!

Il y a de l’air climatisé pour l’été, ce que je trouve vraiment essentiel, mais l’hiver, c’est mal isolé, je vois à l’extérieur et je sent de l’air frais passé au travers, même si la machine n’est pas branchée! Pas étonnant qu’il y a de l’eau qui longe la vitre au dessus!

Même le toit se décolle tranquillement. La nuit, j’ouvrais mes yeux pour m’assurer que le Gypse, ne me tombe pas sur la tête!

Quand j’ai loué la chambre, il était 2h du matin. Avoir su, je me serais fait rembourser. J’avais quand même dit à la dame, que nous restions quelques jours, que c’était possible que je reloue la chambre la nuit prochaine. Au lendemain, quand j’ai dit qu’on partait et que je reprenais pas une 2e nuit à 155,00$, la femme m’a souhaité Bonne-chance! Il était impossible pour nous de trouver d’autres chambres à ce temps-ci de l’année : C’était le Carnaval de Québec!

J’ai tout de même quitté!
J’allais avoir de toute manière un meilleur confort assis dans ma voiture que d’être hébergé ici. Un téléphone plus tard, on avait déjà une chambre qui nous attendais pour 127$. Attendez de voir les photos!

En premier lieu, ça sentait bon! Je m’en voulait de ne pas être venu ici avant! La prochaine fois je saurai.

On se sentait bien accueillis.
En plus, nous avions le petit déjeuner d’inclus! Une belle crisse de chance que c’était sûr que c’était plein partout!

 

   

 

Ces cinq minutes là!

Carte-Deces-Mere-Sylvain-2LES CINQ DERNIÈRES MINUTES :

Vendredi, 5 septembre, il est 9h09. Ma mère me demande de lui apporter des Robaxacet pour ses douleurs musculaires. Je lui demande si elle peut attendre après mon travail. Elle me fait comprendre qu’elle a vraiment mal et me supplie de lui en apporter sur mon heure de diner. J’ai alors pris ma matinée de congé. De toute façon, j’ai eu mal à la tête toute la nuit. 10h10 je quitte la pharmacie avec les médicaments. 10h25 j’arrive chez elle. Elle m’ouvre la porte et est heureuse de me voir. Elle me raconte qu’elle a mal à son poumon, et prétend que c’est à cause de l’air climatisée.

10656318_10152336539361500_1394234082_nElle dit avoir mal dans le corps aussi, au niveau du dos, des hanches et des bras. Elle me paie la facture des Robaxacet. Je m’amuse avec les chiens. Ils sont content de me voir. Elle s’assoie sur sa chaise d’ordinateur. Moi sur son lit. Je flatte le chien et me mentionne qu’elle vient de prendre un bain chaud et qu’elle se sent si bien dans un bain chaud. Au même moment, tel un coup de vent, son âme s’envole, son coeur cesse de battre et tombe à quelques centimètre de moi au sol, il est 10h30. Je repousse le chien. Je suis en état de panique, mais me resaisis rapidement et prend conscience de la gravité de la chose. Je repousse les chiens à nouveau, qui s’empressent de venir lécher le visage de maman, inerte au sol qui relâche ses derniers souffles de vie. J’ai sue que son âme n’y était plus, car son regard ne communiquait plus avec le miens, elle avait de la bave dans la bouche qui faisait des balounes et sa langue s’est mise à épaissir très rapidement.

Je l’ai couché rapidement sur le dos afin de pouvoir essayer de l’aider à respirer. J’ai alors courrut vers mon auto en sautant les 5 marches qui y avait. Je les ai remonté aussi rapidement. 9-1-1. Rapidement j’annonce l’adresse, commandant une ambulance d’urgence. Le signal coupe. Je suis dans le bois. Je repart vers la maison en courrant. Maman ne respire plus. Je retourne dehors. 9-1-1. Je veux être sur que les secours sont en route. Le signal coupe. Je recours en dedans pour faire un mini massage cardiaque (qu’on m’a appris à faire). Je sort à nouveau dehors. On me confirme qu’une ambulance est en route. Le signal coupe à nouveau. Je ne rapelle pas, et je retourne à l’intérieur.

UntitledToujours inerte au sol, ne présentant plus de signes vitaux. Les chiens qui me regardent paniquer et qui savent ce qui se passent, s’assoient devant la maison. Les ambulanciers arrivent. Les chiens reste assis et n’achalent pas les hommes, pourtant ils ne sont jamais sages quand il y a de la visite. Les manoeuvres de réanimation commencent. Rien de positif. En état de choc complet, j’offre mon aide aux corps amubulanciers pour n’importe quoi. J’suis complètement anéantis. Je me demande ce qui se passe. Je venais de lui parler, de la voir, de la toucher de son vivant. Rapidement, il est impossible pour les ambulanciers de la ramener à elle.

Direction Hôpital d’Hawkesbury. Je profite du temps que j’ai pour avertir ma soeur, ensuite mon père, qui lui, est à l’extérieur pour le travail pour trois semaines. Il est déjà en route pour la maison au moment où je raccroche avec lui. Arrivé à l’hôpital, les gens ont été tellement gentil. J’étais en état de choc. Ces cinq dernières minutes ne cessent de jouer en boucle dans ma tête. J’ai dût l’avoir raconté 40 fois depuis une heure. On m’annonce à 12h00 qu’il est trop tard et qu’ils ont cessé le processus.

Je comprend parfaitement et accepte les sympathies du personnel. On m’apporte à elle. Je suis en larme, sous le choc et je me sent alors très fort d’avoir déjà passé la dernière heure passée. Ma soeur est en route pour venir la voir.

Ce soir là, moi, mon père et ma soeur, avons beaucoup discutés. On s’est pris dans nos bras et essayons de comprendre. J’attends à ce moment là, l’autopsie du coroner. Je veux savoir pourquoi ma mère s’est jetée au sol comme ça. J’apprend pas longtemps après, par le coroner que ma maman, avait eu un malaise cardique, et qu’en réalité, ce n’était pas à son poumon qu’elle avait mal. Elle était entrain de faire une crise cardiaque. Telle une virgule dans le temps, une seconde à l’horloge ou un souffle du vent, maman nous a quittée aussi rapidement.

Je voyais maman trois ou quatre fois par semaine. On se parlait chaque jour. Ça sera difficile pour moi de changer la routine. Elle était ma plus grande fan. Elle connaissait tout sur mes horaires. Elle savait où j’étais, quand je revenais.

_DSC0768LES «ROADTRIP»

Beaucoup d’entre-vous savent que j’ai fait un excellent voyage, innoubliable en juillet dernier avec ma mère. Ce sont de beaux souvenirs que je garde en tête. Un cadeau de la vie d’avoir partagé ça avec. Ma mère m’a souvent accompagnée dans mes grandes aventures. Elle est venue avec moi faire le tour du Québec. Nous sommes allés partout en province pour des vacances. Moi et elle. Juste moi et elle.

C’est triste ce que j’ai vécu, mais je me console en disant qu’une chance que je suis arrivé plus de bonne heure, sans ça, peut-être je me serais senti coupable d’être arrivé en retard. Merci la vie, d’avoir pu, voir au moins maman, ses cinq dernières minutes. Ça été les minutes les plus importantes de ma vie jusqu’à maintenant.

J’ai le goût de lui dire à quel point les fleurs de son jardins sont belles. De lui dire que les légumes de son jardin sont délicieux. Que sa musique me fait pleurer. Que ses photos me font sourir. Mais au fond, même si j’ai le goût de lui dire, je sais qu’elle le sait. On s’est toute déjà dit ça dernièrement. Il y a une chose qu’on ne pourra jamais battre : Le temps.

Carte-Deces-Mere-Sylvain-1J’ai reçu des centaines de témoignages d’amis, de connaissances et de gens avec qui j’ai collaboré dans ma vie. Des artistes que maman aimait beaucoup qui m’ont témoignés leurs sympathies ou leurs témoignages de cas vécues. Je me rends rapidement compte que je ne suis pas le premier à qui ça arrive, et que la douleur est de même intencité pour tout le monde.

Nous aurions fêtés son anniversaire samedi, le 6 septembre où elle aurait eu 46 ans. J’ai une belle vie malgré tout. Je fais ce que j’aime. Mon agenda est remplie et je ne chôme pas. Cependant, il y a une chose qui n’était pas prévue à l’horaire, soit celle de perdre ma mère.

Madelinot dans l’âme

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Avec une heure de plus au cadran, voilà que nous sommes aux Îles de la Madeleine. Un petit tournage ici et là. Le vent nous décoiffe. L’odeur nous détend. Le soleil nous réchauffe et nous donne des couleurs. Mon voyage, je l’ai fait un grâce à Guy Séguin!
downloadGuy Séguin, photographe et ami. Il possède deux maisons aux Îles de la Madeleine. De mon côté, je m’équipe tranquillement en caméra, et depuis peu de temps, j’ai un drône. Cet appareil me permet de prendre des vidéos et des photos aérienne. Voilà que Guy Séguin a une idée. Il m’envoit aux Îles filmer ses maisons et me permet de m’amuser avec mon drône. Tout de suite, j’accepte!
Ma mère qui trippe autant que moi dans des aventures pareilles, décide de m’accompagner. Moins d’un mois de préparation, une série de spectacles et de tournages de mon côté, me font un peu paniquer… Vais-je y arriver?
Avant d’embarquer sur le bateau, je rencontre par hasard Mario Saint-Amand qui fera la traversée avec nous. Avec qui j’ai eu la 10447851_10152204694541500_3130278361213798579_n
chance d’échanger un peu et d’obtenir enfin, son disque 22 câline de blues!
Nous voilà ici en ce moment. Les paysages sont magnifiques. Les restaurants sont délicieux, les gens sont attachants. Les touristes aussi.
10532465_10152209072076500_7862233147471930336_nJe débute par filmer les maisons de Guy. Tournage au sol et en drône. Nous faisons notre petite épicerie au jour le jour à l’épicerie du coin. Nous déjeunons parfois au Café de la Grave, un endroit vraiment acceuillant.
Nous faisons face à Arthur. Cette tempête tropicale nous a donné la frousse. Des vents à 100 kilomètres heure… Pas question de mettre le drône dehors. Le BBQ de Guy se promène seul sur le balcon en arrière. Je profite de cette tempête pour mettre de la musique dans mon ordinateur. Guy a une discothèque de plusieurs dizaines de disques. Je découvre certaines pièces, et j’en redécouvre d’autres.
ilesLe vent se calme et je fais mes premiers vols de drône. Mes premières images sont moins stables que je le crois. Je m’en sert alors que pour des photos. Je gèle l’image dans mon logiciel et je récolte les meilleures prises.
Nous avons parcourut les îles en peu de temps. À Pointe-Au-Loup, je profite du fait que le vent fort pousse les vagues sur les rochers, pour prendre des images en masse! Un Madelinot nous fait la conversation, et repartons un peu bouleversés… L’homme nous a raconté sa vie dans l’espace de quelques minutes et a terminé en nous mentionnant qu’il avait perdu sa seule et unique fille. Très touchant.
DJI000040Je sort le drône derrière le Café de la Grave. Je veux faire le tour en drône. En un temps trois mouvements, je suis le centre d’intérêts le temps du vol. Les tourists et les gens de la place sortent dehors pour voir cet engine voler. Pour la pluspart ne sachant pas trop ce que c’est, j’essaie de répondre aux milles et une questions des gens. Ma batterie faible, je reviens au sol. Je ferme le tout et je me retrouve seul sur le bord de l’eau. Où sont-ils passes? Sûrement Au Vieux Treuil, où des artistes se produisent en spectacle au même moment.
On a été à la poissonnerie et à la boucherie. Du bon saumon des Îles!
Un midi, on décide d’aller manger chez Armand. Petit restaurant à Fatima. Un bon club au Homard à 26,50$ qu’un ami à moi m’a propose. Je n’ai pas été déçu! J’ai même hâte d’en remanger. Aurais-je le temps avant de partir? J’en doute fort, il me reste que trois dodos sur ces Îles…
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Dans l’espace d’un moment sur terre, mes pieds auront marché dans les eaux salées du Golfe Saint-Laurent, mes souvenirs ici resteront dans ma mémoire longtemps, et tout ça, je le dois à ma maman qui m’a accomapgné ici, et à Guy Séguin, sans qui ce voyage aurait pas été possible sans son hébergement dans sa luxueuse maison d’Havre Aubert.

Madelinot dans l’Âme!
11 juillet 2014 (12h51 AM Heure des Îles de la Madeleine)

 

SONY DSCP.s. Merci Guy Séguin, j’ai reçu des centaines de cadeaux dans ma jeune vie de cinéaste, celui-ci fait partie d’un des plus beaux!

Îles de la Madeleine

imagesVous savez peut-être déjà que j’aime les «Roadtrip»! Cet été j’en vivrai tout un! Pour la première fois de ma vie j’irai explorer les Îles de la Madeleine! Vous pourrez suivre mon voyage en direct via mon site web! On a bien hâte de vous présenter ça! Je voudrais prendre le temps de remercier mon ami Guy Séguin pour cette belle opportunité! Des photos et des vidéos seront au rendez-vous du 6 au 13 juillet prochain!